François Hollande place la 2e année de son quinquennat sous le signe de l’offensive
Jeudi 16 mai, François Hollande tenait la seconde conférence de presse de son quiquennat. Il est revenu sur l’année écoulée, expliquant la nécessité des réformes entreprises, avant d’expliquer ce qui rythmerait le reste de son mandat, placé sous le signe de l’offensive.
L’UMP a la mémoire courte !
Certains, à l’UMP, entendent se lancer dans le bilan de la présidence de François Hollande, qu’ils qualifient bien vite d’échec, alors qu’il s’est écoulé une année depuis son accession à la tête du pays. Je rappelle que s’il y a échec, c’est d’abord celui du quinquennat de Nicolas Sarkozy, soutenu par l’UMP :
- échec de l’UMP, avec 1 million de chômeurs de plus en cinq ans ;
- échec de l’UMP avec le record absolu de 600 milliards de dette publique en cinq ans ;
- échec de l’UMP avec le saccage de l’école de la République ;
- échec de l’UMP sur la sécurité avec 10 000 suppressions de postes dans la police et la gendarmerie ;
- échec de l’UMP avec la montée sans précédent des inégalités ;
- échec de l’UMP en matière d’équité avec les privilèges fiscaux accordés aux plus riches.
Face à cette situation, au cœur d’une crise exceptionnelle, François Hollande est un Président qui tient le cap de l’emploi et de la croissance avec le souci de la justice.
Karim Maatoug
Premier Secrétaire Fédéral
Un Président qui agit pour l’emploi
Alors que François Hollande a été élu il y a un an à la tête de l’Etat, la Fédération de la Corrèze du Parti Socialiste salue l’action du Président de la République et du gouvernement pour le redressement du pays.
Dans un contexte marqué par une crise d’une ampleur exceptionnelle et après cinq années de sarkozysme qui ont aggravé le chômage, les inégalités et la dette, François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sont totalement mobilisés dans la bataille pour l’emploi.
Le pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi donne des moyens aux entreprises afin de demeurer compétitives et de sauver des emplois, notamment grâce au crédit d’impôt, qui s’adresse à toutes les entreprises.
Les emplois d’avenir et les contrats de génération montent en puissance, permettant à ceux qui sont les plus touchés par le chômage, les jeunes et les seniors, de trouver un emploi. Les moyens de Pôle Emploi ont été renforcés, afin d’identifier les emplois vacants et de mieux accompagner les demandeurs d’emploi.
La loi de sécurisation de l’emploi, qui sera adoptée définitivement au Parlement dans quelques jours, renchérira le coût des licenciements dans les entreprises en bonne santé. Elle incitera les entreprises en difficulté à privilégier des solutions préservant l’emploi plutôt que les plans sociaux. Elle créera une obligation de rechercher un repreneur en cas de projet de fermeture de sites.
Ces réformes ouvrent la voie au redressement, mais la profondeur de la crise est telle que plusieurs mois seront encore nécessaires pour que leurs effets bénéfiques se fassent réellement sentir. On ne reconstruit pas en un an ce qui a été démoli en cinq ou dix ans.
Karim Maatoug
Premier Secrétaire Fédéral
Quand le débat sur le mariage pour tous révèle une droite conservatrice et réactionnaire
Nous vous invitons à prendre connaissance du texte d’Emilie Agnoux, Déléguée fédérale à la riposte, après l’adoption de la loi sur le mariage pour tous. Bonne lecture.
Réforme emblématique d’une politique de gauche, le mariage pour tous vient d’être définitivement adopté par l’Assemblée nationale. Ce texte aura alimenté bien des débats, des polémiques, voire des violences. Le changement induit ne pouvait en effet manquer de rencontrer des oppositions, qui ont pu s’exprimer librement, y compris dans leurs formes les plus radicales. Bien sûr, il ne s’agit pas de tout mélanger : de multiples individus et groupes ont manifesté contre le mariage pour tous, et la très grande majorité des opposants s’est exprimée pacifiquement et sans préjugé homophobe ou misogyne.
Mais une frange extrémiste, certes minoritaire, dont les diverses manifestations ont été émaillées de débordements verbaux et physiques, a permis de mettre d’autant plus en lumière une droite d’un mutisme coupable, mal à l’aise avec les mutations de la société contemporaine. Bien plus que silencieuse, la droite parlementaire, à l’occasion des derniers débats à l’Assemblée nationale, n’a pas manqué d’audace en justifiant la violence de certains manifestants par la prétendue « provocation » du gouvernement, qui voulait enfin clore ce débat qui détourne chacun d’autres priorités dans le domaine économique et social.
Certains opposants n’ont également pas hésité à se scandaliser d’un déni de démocratie ou à dénoncer une « dictature » exercée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et le Président de la République. Les mêmes n’hésitent pas à brandir l’étendard d’un « Printemps français », en référence aux printemps arabes qui, rappelons-le, font référence à la libération courageuse de peuples placés sous le joug de dictateurs.
Par ces abus verbaux, parfois accompagnés d’actes de violence, ils semblent ainsi feindre d’omettre que le mariage pour tous constitue l’un des 60 engagements de la campagne présidentielle de François Hollande, ayant fait l’objet de centaines d’heures de débats au Parlement. Mais surtout, cette nouvelle possibilité offerte aux couples de même sexe ne fait que renforcer des droits, sans en enlever à quiconque, poursuivant ainsi la marche insatiable vers l’égalité, lanterne de la gauche française.
Certains opposants raniment même le souvenir de Mai 1968, ravivé par Nicolas Sarkozy en son temps, pour dénoncer une gauche tournée vers le passé. Pour ridicule qu’il soit, cet argument ne fait que dévoiler un peu plus une droite arc-boutée sur une vision monolithique archaïque de la famille une famille nucléaire au sein de laquelle les fonctions sociales sont strictement réparties entre homme et femme, et symbolisée par le logo distinctif des anti-mariage pour tous (un père, une mère, un garçon, une fille). De fait, la droite persiste dans l’occultation insistante de l’aspiration à l’égalité d’une société riche de sa diversité.
Certains députés de l’opposition voient ainsi dans ce nouveau droit accordé aux couples de même sexe une négation de la différence entre les « sexes », là où une réflexion en termes de « genre » aiderait à mieux comprendre ce véritable progrès social. En effet, penser en termes de « genre » et non de « sexe » permet de dépasser les différences naturelles et biologiques entre hommes et femmes pour mettre en lumière les assignations de rôles dont ils font l’objet depuis de très nombreux siècles, et qui freinent l’égalité réelle entre hommes et femmes. Pour tous ces opposants en effet, outre l’impossibilité naturelle pour deux personnes de même sexe de concevoir un enfant entre elles, un enfant ne saurait avoir deux parents du même sexe au motif que chaque sexe aurait naturellement un comportement différent (certaines qualités étant prêtées aux hommes, telle l’autorité, d’autres aux femmes, comme la tendresse ou le soin), et participerait ainsi de manière complémentaire à la structuration de l’enfant.
Or, justement, ces qualités supposées ne sont pas le fruit d’un héritage naturel mais d’une construction sociale et d’un comportement intériorisé dès le plus jeune âge, qui cantonne hommes et femmes dans des rôles sociaux bien déterminés. Dans cette perspective, le débat sur le mariage pour tous rejoint la question plus globale de l’égalité hommes-femmes, pour laquelle la droite s’est montrée peu prompte à agir depuis 30 ans en dépit là encore des évolutions notables au sein de la société française. Sur ce sujet de société structurant, c’est une fois de plus la gauche qui est dans l’action et l’accompagnement du changement : nomination d’un gouvernement paritaire par le Président de la République, constitution d’un Ministère délégué aux droits des femmes confié à Najat Vallaud Belkacem, signature d’un protocole d’accord sur l’égalité professionnelle femmes-hommes dans la fonction publique, réflexions en cours pour intégrer la question du genre dans les enseignements scolaires…
Si l’on peut légitimement entendre les questionnements et les réticences d’une partie de la population et de ses représentants face à de telles évolutions liées à de profonds changements de mentalités et de modes de régulation sociale, il revient au gouvernement d’adopter un discours pédagogique visant à mettre en évidence les gains dont nous pourrions individuellement et collectivement tiré profit avec de telles avancées. La mobilisation de tous les humanistes ne sera pas non plus de trop dans cette conquête d’une égalité réelle pour tous. Car l’adoption du texte du mariage pour tous ne constitue que la continuation d’un processus dont la pleine adhésion nécessitera du temps, à l’instar des lois sur l’IVG ou encore sur le PACS.
Mariage et adoption pour tous : l’égalité des droits l’emporte
Mariage : l'égalité, c'est maintenant ! par PartiSocialiste
Ce jour restera comme une grande date pour l’égalité dans notre pays. Aujourd’hui, la France a choisi le chemin de la fraternité et refusé celui de l’intolérance et de la haine.
Le Parlement vient d’adopter définitivement le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption pour tous les couples. Cette loi est une victoire de l’égalité, une avancée pour toute la société et elle sera un acquis irréversible pour les homosexuels et les familles homoparentales. Chaque socialiste ressent aujourd’hui l’immense fierté d’avoir participé au progrès des valeurs républicaines.
Atelier du Changement sur la Jeunesse et l’Education à Tulle
L’Atelier du Changement proposé par la Fédération de la Corrèze du PS a attiré près de 130 personnes vendredi soir, à Tulle. Une réunion animée par Yannick Trigance, secrétaire national adjoint du PS en charge de l’éducation, Matthieu Clauzade, animateur fédéral des jeunes socialistes de Corrèze, Emilie Boucheteil, coordonnatrice départementale des jeunes socialistes de Corrèze et Thierry Gibouret, secrétaire fédéral à l’éducation. Un succès pour le premier secrétaire fédéral, qui souligne « la qualité des débats et des échanges autour de l’école et sa refondation, la jeunesse et ses perspectives, la formation et ses enjeux ».
« Autant de sujets qui sont au cœur des priorités du Président de la République et qui alimentent nos échanges », précise Karim Maatoug. Pour Yannick Trigance, le système éducatif « ne parvient plus à réduire les inégalités » et la réforme des rythmes scolaires, apporte des solutions pour remédier à une organisation qui accentue les problèmes des élèves les plus en difficulté. D’autres ateliers seront programmés tout au long de l’année pour nourrir échanges et débats sur des thématiques fortes concernant le projet présidentiel.
François Hollande a présenté les grandes orientations pour la moralisation de la vie politique
À l’issue du Conseil des ministres, le président de la République a annoncé trois grandes orientations pour assurer la transparence de la vie politique, pour renforcer la lutte contre la grande délinquance économique et financière et contre les paradis fiscaux.
Après les aveux de Jérôme Chuzac, des décisions fortes pour une république exemplaire
Le président de la République a pris trois décisions. D’abord renforcer l’indépendance de la justice avec la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. Ensuite lutter contre les conflits entre intérêts publics et privés, avec la publication et le contrôle du patrimoine des parlementaires et des ministres, avec un projet de loi au Parlement dans les prochaines semaines. Enfin, les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou corruption seront interdits de tout mandat public.


