Socialistes en Corrèze
Fête de la Rose

Discours d’Alain Lagarde à la Fête de la Rose 2006

8 octobre 2006

dimanche 8 octobre 2006 par Frédéric Monteil

Chers amis, chers camarades,

Notre traditionnelle fête de la rose se déroule cette année à la veille d’un rendez-vous électoral exceptionnel.

Exceptionnel parce que l’aspiration au changement est très prégnante parmi nos concitoyens qui pâtissent durement de la politique de classe menée par la droite depuis 2002.
Exceptionnel parce que l’histoire ne repasse jamais les plats.
Exceptionnel enfin parce qu’il y va de l’avenir même de notre parti, de la gauche et de l’ensemble des forces du progrès.

Aussi, l’enjeu est de taille, notre responsabilité en tant que socialistes immense et nous avons, comme l’a martelé à La Rochelle François HOLLANDE, un devoir de victoire.

Mais aujourd’hui, c’est la fête, et c’est une tradition que nous perpétuons non par contrainte, mais avec envie de partager un moment de convivialité, d’échanges, de fraternité. Aussi, dans cette période un peu tendue, attachons nous à donner du sens au mot « camarade ». C’est bien ce qui fonde notre engagement de socialistes. Sinon quelle signification aurait ce rassemblement.

Encore une fois merci à vous tous chers(es) amis, chers(es) camarades, d’être venus aussi nombreux aujourd’hui à St Pantaléon de Larche.
Ce sont des communes, (l’Arche, St Pantaléon, Cublac, La rivière de Mansac), un canton, sur lesquels nous ferons porter nos efforts pour les ravir à la droite, tant nous savons tous que ce serait mérité eu égard au travail militant qui y est effectué.

Un grand merci vraiment très sincère à la section de Larche, son secrétaire Raymond QUERE RAYMONDnotre secrétaire fédérale Isabelle DAVID et l’ensemble des militants. Merci aussi aux militants de Brive et à son secrétaire de Section Michel DA CUNHA, aux militants de COSNAC et à son secrétaire de Section Philippe HOUILLON. Ils ont tous pris une part active dans l’organisation de cette fête, ils en sont les artisans, aussi je vous demande de les applaudir.
Et je n’ai de cesse de rappeler que les militants sont des acteurs essentiels dans les choix et les orientations que nous avons à effectuer. Aussi devrons-nous être très attentifs à leurs remarques, à leurs interrogations, à leurs critiques, elles nourrissent notre réflexion et guident nos choix. Reconnaissons que cela peut paraître dur à accepter mais n’est-ce pas utile dans un parti démocratique…
Et d’ailleurs que serait le PS sans ses militants. Et notre Fédération peut être fière de compter aujourd’hui plus de 1000 adhérents (1091), une augmentation par rapport à l’année écoulée de 47%. Cela est un souffle nouveau sur notre parti. Et nous l’avons bien observé vendredi dernier au cours de la réunion des nouveaux adhérents qui a rassemblé près de 200 participants. Qu’ils soient les bienvenus parmi nous. Nous ne leur promettons par le « grand soir » cf COLUCHE. Mais leur présence doit être utile dans les débats que nous allons avoir dans les semaines à venir, dans le choix qu’ils seront appelés à effectuer et aussi dans le rôle qu’ils devront jouer dans la campagne délicate qui va s’engager. Et si la victoire est au bout, nous la savourerons tous ensemble. Mais sans accompagnement de cette victoire espérée par tous, rien ne sera vraiment possible si nous voulons vraiment inscrire notre action dans la durée. Aujourd’hui, nous avons un parti fort pour gagner, demain il nous faudra un parti fort pour accompagner l’action d’un gouvernement de gauche.
Cette situation inédite a toutefois augmenté massivement la charge de travail qui pèse aujourd’hui sur la fédération. Qu’il me soit permis donc de dire un grand merci à Carole, Sophie, Frédéric et Georges et à tous ceux qui participent aux envois des documents, de journaux… Aussi je vous demande de faire preuve de mansuétude et je crois savoir que beaucoup de fédérations éprouvent les mêmes difficultés.

Il me faut bien sûr remercier chaleureusement André VALLINI, député de l’Isère, Président du Conseil Général et Secrétaire National chargé des institutions et de la justice.
Avocat de profession, c’est un spécialiste reconnu de la justice et des institutions et en 2002 il a été élu Juge à la Haute Cour de Justice. Son engagement, avant le PS, fut la ligue des droits de l’homme et il s’implique dans le combat contre la peine de mort aux Etats-Unis. Il a présidé la commission d’enquête sur l’affaire dite OUTREAU et je crois savoir qu’il est connu pour sa rigueur. Ennemi des routines et des conformismes, il cite volontiers le poète René CHAR « Ce qui vient au monde pour ne rien changer ne mérite ni égard ni patience ».
Le débat qu’il a bien voulu animer ce matin fut, je le crois, aux dires des participants, de grande qualité. Il a dû cet après-midi rejoindre son département car ses fonctions d’élu l’y appelaient. Une fois encore merci à lui d’avoir accepté d’être parmi nous aujourd’hui.

Je dois aussi saluer tous nos élus (députés, conseillers généraux, conseillers régionaux, maires) présents dans cette salle. Échéances électorales obligent ! Je me dois de rappeler que le 14 juin dernier les militants ont investi les candidats qui porteront nos couleurs aux élections législatives de 2007.
Pour la 1ère circonscription : François HOLLANDE notre 1er Secrétaire National, pour la seconde Philippe NAUCHE et pour la 3ème Martine LECLERC. Puisque nous sommes sur les terres électorales de Philippe je voudrais le mettre en garde, car je crois savoir que son concurrent de droite suivrait une formation, aux frais du contribuable que nous sommes, sur « l’entraînement au débat contradictoire ». Douterait-il autant sur ses capacités à t’apporter la contradiction ?
Mais gardons bon espoir, l’après CHIRAC nous ouvre des perspectives. Et c’est le carton plein que nous visons ! Et qui peut sérieusement envisager qu’il briguera un nouveau mandat ; au pire, pour la droite, il garde sa capacité de nuisance…
La Fête de la rose marque, mes chers camarades, la rentrée, un peu tardive, convenons-en, des socialistes corréziens. J’avais souhaité avec quelques autres y remédier, une fois encore les mois de mai et juin avec la désignation des candidats aux législatives et le projet furent particulièrement chargés. Cela, vous le comprendrez, ne nous a pas permis d’en modifier la date et je le regrette.
Laissons nous aller à rêver qu’en mai et juin 2007, nous pourrions avoir un beau printemps festif, il nous appartient de transformer ce rêve en réalité. Et ainsi nous ouvririons un nouveau cycle politique et cela nous obligerait à relever les défis essentiels de la période.
Car le cycle qui s’achève peut se décliner en précarité, démantèlement, division, confusion, agitation. Avec un maître mot : ECHEC.

ÉCHEC sur l’emploi alors que la demande sur ce terrain est de plus en plus forte. Les milieux populaires, il faut le rappeler, représentent plus de la moitié de la population active et 60% des salariés. Un électeur sur trois ! Et ce sont eux qui pâtissent le plus lourdement de la politique de classe de Villepin/Sarkozy, ce sont eux qui occupent des emplois précaires, des temps partiels subis, ce sont les travailleurs pauvres et du chômage, ce sont eux « le prolétariat des services », dans le commerce, la grande distribution, les services aux personnes. Un autre point commun qu’ont les employés et les ouvriers : 80% d’entre eux n’ont pas le bac. Et si par chance ils peuvent obtenir un CDI le droit à la formation professionnelle les exclut. Cette colossale manne de plus de 20 milliards d’euros profite pour 80% aux cadres moyens et supérieurs. Et il est grand temps d’effacer cette injustice !
Les 5 ans de gestion de la droite, c’est un constat accablant, sont un formidable gâchis. Ainsi la part des contrats à durée déterminée a représenté 78% des intentions d’embauche des Entreprises en 2005 et l’augmentation des allocataires du RMI est massive. De surcroît, le pouvoir d’achat ne progresse plus et notre pays accumule un retard de croissance.
Et dans notre département où le taux de chômage est relativement plus faible qu’au niveau national (les causes sont connues : ruralité, structure de l’emploi, vieillissement de la population…), la dégradation du marché de l’emploi affecte prioritairement les jeunes. Et de surcroît les nouveaux contrats précaires vont contribuer durant cette année à truquer une fois encore les chiffres du chômage.
Face à cette situation catastrophique pour la République, on aurait pu croire que la droite au pouvoir et grâce à nos suffrages en 2002, rappelons-le, même si ce vote consistait à barrer la route à LE PEN, mettrait en place les outils de rééquilibrage. Au contraire, la fameuse loi sur l’égalité des chances de mars 2006 n’a contribué qu’à accentuer ces déséquilibres : pêle-mêle, l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit à partir de 15 ans (un retour en arrière de près d’un siècle), un CPE sur lequel nous avons été en capacité de faire reculer le gouvernement grâce à une formidable poussée du mouvement social…
Je pourrais égrainer, presque à l’infini, la pluie des mauvais coups que nous assènent Villepin et Sarkozy mais tout cela, convenons-en, obéit à une logique implacable ; c’est une antienne, une obsession idéologique menée de concert par la droite et le MEDEF : il faut coûte que coûte diminuer encore le coût du travail, faire de la sécurité dans l’emploi une exception.

ÉCHEC sur le terrain économique
Depuis 2002, la fracture sociale s’est creusée ; les plus aisés ont largement profité de la politique fiscale sélective et injuste. Notre pays a connu une croissance médiocre et subi une érosion de nos positions commerciales. Le déficit public pourrait atteindre 2,6%, supérieur à celui de 2002. Et pire la dette publique a connu une dégradation historique. Elle est passée de 58% du PIB en 2002 à 66,6% en 2005.
Plus de 10 milliards d’euros de cadeaux fiscaux ont été faits aux français les plus aisés. Ainsi les baisses d’impôts sur le revenu ont atteint 8,5 milliards d’euros depuis 2002 et près de 5,5 milliards d’euros ont bénéficié aux 10% des français les plus riches.
Dans le même temps, l’Etat transfère aux régions et aux départements les charges liées à la décentralisation et nos collectivités territoriales font l’avance de trésorerie… Il se défausse d’autant plus qu’il en limite les ressources. (Plafonnement de la taxe professionnelle, indexation des concours de l’Etat (DGF) ramenée à la seule inflation, alors qu’elle bénéficie actuellement d’une partie de la croissance.

- Il dépèce le CPER (Contrat du Plan Etat Région) en contrat de projet, contrats territoriaux, contrats d’itinéraire…,

- Il accentue, par les priorités qu’il affiche, la baisse des fonds européens, notamment, le FSE et le FEADER (-40%).

ÉCHEC enfin sur le terrain de la morale politique.

À cet égard, Jacques CHIRAC est un orfèvre en la matière et il a fait des émules. VILLEPIN a chaussé ses bottes et adopté sa stratégie –« le modèle social » menacé tiendra encore lieu de « fracture sociale » dénoncée – Mais sa mégalomanie et son entêtement l’ont fait plier sur le CPE.

Quant à J. CHIRAC, nous connaissons trop ses méthodes et nous en avons tellement pâti dans ce département : clientélisme arbitraire, fonctionnement clanique. Et l’heure de la retraite semble avoir sonné bien qu’il conserve encore en lui cette volonté irrépressible de nuire pour exister. Triste dessein, pathétique trajectoire alors que le coup de semonce de 2002 aurait dû l’amener à se prêter à une introspection.
Pierre Mendès France en 1955 faisait ce constat : « Le citoyen et l’Etat sont devenus étrangers l’un à l’autre. Le citoyen se détourne de l’Etat et l’Etat se méfie des citoyens ».
C’est cette réconciliation que nous avons attendue en vain !
Quant à Sarkozy, il veut tout, il est partout… sauf à son bureau de la Place Beauveau.
Il s’adresse aux jeunes générations en père Fouettard dans un discours droitier, affublé d’un Johnny Hallyday poussif et d’un Doc Gynéco qui aurait vécu vingt cinq ans sous perfusion sociale, poignant mea culpa.

Une seule génération ne trouverait pas grâce à ses yeux, celle des enfants gâtés de mai 68 qui célébraient MAO et CASTRO et qui installa partout dans la politique, l’éducation, la société une inversion des valeurs et une pensée unique dont les jeunes sont aujourd’hui les principales victimes. Décidément, nous sommes ici un certain nombre à appartenir à cette génération, lui était en « culottes courtes », et nous ne sommes pas que je sache les tyrans dont il nous affuble… Peut-être sommes-nous pour certains de paisibles citoyens au service d’une cause dont nous n’avons pas à rougir.

Il provoque quand il est dos au mur, sans doute pour mieux rebondir. En attaquant les juges de Bobigny, il tente de prendre à revers ses adversaires et masque son incurie sur le traitement de la délinquance et le problème des banlieues. Il est même pompier-pyromane à ses heures !
Et sa politique de l’esbroufe est un échec patent, l’archétype du populisme, avec un mot qu’il distille à l’envi, rupture ! Mais rupture avec quoi ? avec qui ?

COMBATTRE LA DROITE EST UNE EXIGENCE, NOUS L’AVONS !
MAIS REUSSIR ENSEMBLE LE CHANGEMENT EST UN DEVOIR

Et c’est le sens du projet des socialistes. Nous l’avons élaboré ensemble, nous l’avons approuvé massivement et il nous engage collectivement. Et j’entends ici ou là nos dirigeants nationaux et pas des moindres interpellés par les médias nationaux : où sont vos propositions ? Quel est votre projet ? Sans doute nos débats internes dont ils se repaissent à l’envi les intéressent-ils davantage. Il nous revient donc d’effectuer un travail de pédagogie partout où cela est possible. Nous l’avons fait par des distributions militantes, nous continuerons encore dans les semaines à venir.
Mais, mes chers camarades,

- Permettre à toute personne d’évoluer professionnellement grâce à un droit individuel à la formation tout au long de sa vie
N’est-ce pas une rupture par rapport à un droit réservé exclusivement à ceux qui en ont le moins besoin ?

- Accorder une allocation d’autonomie à chaque jeune pendant la recherche d’un premier emploi
N’est-ce pas une rupture par rapport à la situation actuelle des jeunes qui peinent pour acquérir une première expérience et qui ne bénéficient d’aucune aide ?

- Plafonner à 25% la part du budget des ménages modestes consacrée au logement et lutter contre l’augmentation successive des loyers

N’est-ce pas une rupture par rapport aux galères que vivent les ménages modestes souvent insérés socialement mais quelquefois contraints de « squatter » pour trouver un abri ?

- Moduler les cotisations des entreprises en fonction des types de contrats qu’elles proposent

N’est-ce pas une rupture par rapport à la situation actuelle où le gouvernement de droite encourage les contrats précaires ?

Je pourrais égrainer encore les mesures que nous proposons. Elles visent toutes à combattre les inégalités, à redistribuer les richesses, à réguler le capitalisme et à préserver les équilibres écologiques.

J’en viens au dernier point qui crée, convenons-en, beaucoup de crispations dans nos rangs. Nous allons être appelés le 16 novembre et éventuellement le 23 novembre à choisir le candidat ou la candidate qui nous représentera. Mais ne nous trompons pas de date, le véritable rendez-vous sera le 6 mai 2007. Et si nous manquons ce rendez-vous alors notre échec sera collectif. Aussi dans ce processus nous savons combien le rôle de notre 1er Secrétaire, François HOLLANDE, va être essentiel. Mais il est rompu à cet exercice et personne ici ne doute de ses capacités. Une fois encore et grâce à lui, nous serons exemplaires et il saura maintenir l’unité de notre parti, j’en suis convaincu. Le Secrétariat Fédéral l’a assuré de son soutien fraternel et de sa confiance. Et il a su relever de nombreux défis ; le premier d’entre eux étant de nous rendre notre fierté, notre dignité d’être socialistes grâce aux belles victoires de 2004.

Nous savons aussi combien dans ce département où tout était verrouillé par un clan, son action fut déterminante. Alors que nous cédions au découragement, à la fatalité, il nous a redonné l’espoir qui nous faisait tant défaut.
Mais nous savons aussi que son statut le rendait légitime, et l’autorisait à aller plus loin. Il n’a pas souhaité figurer comme « un candidat de plus ». L’intérêt supérieur du parti a prévalu à ses yeux et ce choix l’honore. Mais dans la période mouvementée tu vas avoir,François, un rôle central à jouer. Il t’incombera de maintenir l’unité du parti, de veiller au respect de nos procédures internes, de rassembler toute la gauche, de mener les rudes batailles du printemps 2007. Et cette victoire dont tu nous fais un devoir nous la savourerons à tes côtés, parce que tu en auras été l’artisan.

Trois débats à la télévision, trois débats en région pour choisir lequel des 3 candidats portera nos couleurs. Voilà le décor planté. Que je sache aucun autre parti ne peut se targuer de se livrer à un tel exercice de démocratie interne qui vise à désigner ses candidats. Et les militants choisiront le candidat ou la candidate capable de porter notre projet et de le mettre en œuvre. Aussi, je le redis, le débat doit être utile pour éclairer votre choix.
Et rien ne sera épargné à notre candidat, tous les coups lui seront portés et alors que le débat n’a pas débuté les bananes sont déjà pelées. Alors de grâce, ne le fragilisons pas, la droite s’en charge ! Cessons aussi de stigmatiser la démocratie d’opinion. Les signaux que nous donnent les sondages sont des indicateurs. Il ne faut ni en être prisonnier, ni les rejeter d’un revers de main. Sans doute aurions-nous été bien inspirés d’y accorder plus d’importance en avril 2005 ! Et reconnaissons, c’est une réalité, qu’il y a une aspiration forte à un renouvellement générationnel.

Ce choix que vous allez faire vous appartient, mes chers camarades, je veillerai dans notre Fédération au respect strict des procédures de vote. Quant au débat, nous en assurerons avec les moyens techniques appropriés une retransmission et vous en serez informés le moment venu.
En ce qui me concerne, et cette position n’engage que ma personne :
Le candidat de mon choix est celui :
Que j’estime être en capacité de rendre nos propositions audibles pour répondre à l’urgence sociale, en faisant bouger les lignes, et doté d’une certaine audace,
Qui s’attellera au chantier de la nouvelle République, avec l’instauration d’un rapport de responsabilité entre les dirigeants et les citoyens,
Que je crois capable de construire une synthèse originale des différentes gauches
Qui sera profondément ancré dans le processus de construction de l’Europe des citoyens et non sous l’emprise des marchés,
Et enfin qui tient un langage à la hauteur de l’urgence planétaire, à même de sortir de l’inertie, voire de la fatalité ambiante.
Je suis convaincu que Ségolène ROYAL est en capacité de relever ces défis ; c’est pourquoi je soutiendrai sa candidature.
Et pour conclure et avant de céder la parole à Philippe NAUCHE je voudrais reprendre quelques fragments du discours prononcé par Léon Blum en 1920 au congrès de Tours et qui prenait date pour l’avenir, face à un congrès résolu à ne pas le suivre.
Discours dont François MITTERRAND disait en 1976.
« L’héritage dont je me réclame est tout entier contenu dans le discours prononcé à Tours par Léon Blum qui constitue à mon avis une référence majeure. »
Et à l’heure de la rupture Léon Blum lance un appel désespéré en faveur de l’unité.
« Allons nous passer notre temps devant la bourgeoisie à nous traiter les uns de traîtres et de renégats, les autres de fous et de criminels »
et il ajoutait
« Sachons nous abstenir des mots qui blessent, qui déchirent, des actes qui lèsent ce qui serait déchirement fratricide »
« les uns et les autres, même séparés, restons des socialistes ; malgré tout, restons des frères, des frères qu’aura séparés une querelle cruelle, mais une querelle de famille et qu’un foyer commun pourra encore réunir ».

Notre obsession, mes chers camarades, n’est-elle pas de faire gagner la gauche et de mettre à terre la droite !


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 64421

Site réalisé avec SPIP 1.9.2 + ALTERNATIVES

RSSfr

Add to netvibes

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.