Socialistes en Corrèze
Voeux 2005

Discours d’Alain Lagarde aux Socialistes Corrèziens

Samedi 14 janvier 2006

samedi 14 janvier 2006 par Frédéric Monteil

Cher (es) Camarades,

C’est un moment privilégié, pour les militants, pour les sympathisants, pour les élus de nous retrouver à l’occasion des vœux pour partager un moment de convivialité. Et la tradition veut qu’à cette occasion, nous fassions le bilan de l’année écoulée et que nous nous tournions vers l’avenir, et pour nous socialistes, nous savons combien l’année 2006 va être d’importance.

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter une bonne et heureuse année, que vos projets se réalisent et que vous ayez la volonté pour les porter. C’est le vœu que je forme pour vous et vos proches. Nous devons avoir aussi une pensée pour tous ceux qui souffrent au quotidien des mauvais coups portés par la politique implacable que mène la droite, je pense aux plus vulnérables de nos concitoyens : les chômeurs, les jeunes en détresse, les précaires, les familles à faible revenu, les retraités dont la pension est trop maigre pour subvenir au quotidien.

Mais je veux, une nouvelle fois remercier Roger Chassagnard, le Maire de Laguenne, notre hôte d’aujourd’hui. Et si nous lui avions fait des infidélités l’année écoulée, nous nous retrouvons à nouveau dans cette salle avec plaisir, elle est déjà chargée d’histoire. Merci Roger.

Ce début d’année est marqué par la commémoration du 10ème anniversaire de la disparition de François Mitterrand, et je regrette que nous n’ayons pu organiser le déplacement à Jarnac, samedi dernier.

Mon court propos se veut distancié de la « tontonmania » qui a gagnée notre pays depuis quelques semaines, bien au-delà de nos bases. Etrange mélange de fidèles, de pourfendeurs et de censeurs subitement convertis. François Mitterrand, c’est pour moi ces quelques dates qui sont restées gravées dans ma mémoire :

1965 : Election présidentielle : François Mitterrand met De Gaulle en ballottage et recueille 45% au second tour. 1971 : Congrès d’Epinay - Unification des socialistes 1972 : Signature au nom du P.S du programme commun 1981 : F. Mitterrand élu président de la République avec 52% des voix face à Valéry Giscard d’Estaing

Et puis, ce moment fort vécu en direct à la télévision le 21 mai 1981. Cette remontée de la rue Soufflot vers le Panthéon, moment hautement symbolique. D’aucuns diraient qu’il voulait rentrer de son vivant dans l’immortalité. Nous étions nombreux à penser plus prosaïquement qu’après 23 ans d’humiliation, de revers, de déconvenues il venait de nous redonner notre dignité et d’éradiquer l’idée que la gauche était illégitime.

Mais je crois qu’il faut tirer deux enseignements de la vie publique de F. Mitterrand :
  Il avait la volonté :

Volonté d’approfondir la construction européenne en s’appuyant sur nos voisins allemands et sans détruire notre identité nationale.

Volonté aussi de moderniser l’économie de notre pays en s’appuyant sur des services publics forts.

Volonté enfin de rechercher la justice sociale et ce malgré les écueils qui n’ont pas manqué de se dresser.

  Il avait aussi une méthode qui a toujours guidé sa démarche :

Des objectifs politiques clairement définis, une stratégie bien affichée et le souci permanent du rassemblement (des socialistes, de la gauche et des français).

Et, si le bilan des deux septennats de F. Mitterrand reste contrasté, nous y gagnerions beaucoup à nous inspirer des leçons qu’il nous a livrées. Savante alchimie, convenons-en, que d’arriver à combiner l’utopie en voulant « changer la vie » et la rationalité politique !

Mais je dois, à cet instant, rappeler combien notre fédération est encore sous le choc provoqué par la disparition de Paulette.

Rongée par un mal implacable qui ne lui a laissé aucun répit, elle a lutté de toutes ses forces avec un courage et une lucidité qui forcent le respect. Parce qu’elle en avait déjà surmonté les épreuves, son goût pour la vie était irrépressible. Et cette vie lui a été ôtée à un moment où l’horizon s’éclaircissait ! Il nous manque aujourd’hui un maillon dans notre chaîne d’amitié à laquelle elle était solidement arrimée, et nous sommes tristes. Et rien ne sera plus comme avant dans la « fédé »…, dans ta « fédé » Paulette, où chaque objet marque à tout jamais ta présence.

Les années se suivent et ce serait fort monotone qu’elles se ressemblent.

Alors convenons que si 2005 ne fut pas le millésime que l’on aurait pu espérer, le lynchage médiatique dont nous avons été l’objet a été profondément injuste et a participé à dérouter notre électorat.

Car nous sommes un parti de débats, et les débats comportent toujours des risques. Nous avons su pourtant les mener dans le respect, l’exemplarité et la sérénité. Ce fut le cas en novembre 2004 où notre débat interne sur le traité constitutionnel fut nourri et régénérateur.

Par la suite, certains ont transgressé les règles de notre parti. Et si nous regrettons toujours cette attitude et la condamnons avec autant de vigueur nous ne pouvons pas nous figer éternellement sur cette position, et nous devons tirer tous dans le même sens. Car ce serait destructeur pour notre parti, pour la gauche, pour tous ceux qui pensent que nous portons l’espoir.

Mais parce qu’une clarification était nécessaire au lendemain du 29 mai, François Hollande au conseil national de juillet, a convoqué un Congrès, offrant encore un espace où les militants ont eu la parole. Et le congrès du Mans était, il faut le dire, un congrès de tous les risques. Le syndrome de Rennes avec l’effet dévastateur produit nous habitait. Aussi nous avons eu le grand plaisir de participer à la réconciliation de tous les socialistes. Mais, à la vérité, s’agissait-il d’une réconciliation ? Le fossé entre les uns et les autres était-il si profond ? Je n’en suis pas persuadé.

Et, ce rassemblement qui s’est effectué autour du texte de la Motion 1 (sans le dénaturer) m’amène à formuler quelques observations :

  Tout d’abord nous pouvions profiter de notre victoire sans partage (nous étions majoritaires).

Au contraire nous avons su (non sans mal) résister à la tentation hégémonique que procure trop souvent une victoire et qui plus est, nous avons su dépasser (comme nous le préconisions) le clivage entre le Oui et le Non.

  Ma seconde observation porte sur la volonté exprimée à travailler en commun. François Hollande a réussi à amener les camarades des autres motions à travailler avec nous sur le texte majoritaire dans un esprit d’ouverture et de rassemblement. Chacun a fait un geste, un effort pour aboutir et c’est encourageant et responsable compte tenu des risques encourus.

  Ma troisième observation porte sur l’avenir et la victoire tant espérée en 2007. Il nous reste 17 mois et le temps nous est compté, l’issue est incertaine même si toutes les conditions objectives semblent réunies : une droite affaiblie, divisée, discréditée. Aussi notre congrès a marqué la première étape de la reconquête et elle en appelle d’autres : Il nous faudra rassembler demain toute la gauche, effectuer la synthèse entre tous les groupes sociaux, entre les territoires et ce ne sera pas une mince tâche ! Mais je vais y revenir.

Et au niveau fédéral, je me suis attaché, non sans mal, à faire vivre cette synthèse. Je ne doute pas que nous saurons expurger les grains de sable qui grippent encore les rouages de notre fédération. Aussi ai-je décidé de donner du temps au temps…

Et cette main tendue à tous les camarades sera saisie le moment venu, j’en suis convaincu. C’est la condition sine qua non du succès pour les échéances à venir dans ce département. Mais, il me faut vous remercier pour la confiance que vous m’avez renouvelée et saluer l’équipe fédérale (secrétaires et délégués) qui a bien voulu accepter de m’accompagner au lendemain du congrès du Mans, et chacun mesure l’ampleur de la tâche que nous avons à accomplir ensemble - Je ne doute pas de l’implication de chacun !

Je dois aussi dire un grand merci à Frédéric et Carole qui m’ont été d’un grand secours dans cette période d’intense activité.

Il ne nous reste donc plus qu’à mettre en perspective en 2006 la dynamique politique nouvelle issue du congrès du Mans, que nous voulons pour notre parti, et demain pour la France.

C’est pourquoi 2006 doit être l’année où la volonté doit l’emporter sur la résignation, l’audace sur la frilosité. Parce qu’il y a perte de sens, perte de repères, perte d’ambition, rejet du politique, il nous faudra la volonté et l’audace, et alors nous redeviendrons audibles.

Et, ce n’est pas Jacques Chirac qui relèvera tous ces défis en 2006. Aujourd’hui, à Tulle, son périple s’achève et il a comme seul défi à relever celui d’exister en 2006. Jacques Chirac, c’est une constante, reste l’homme de l’immédiateté, il surfe sur l’air du temps et les émotions nationales. Et son obsession est de pouvoir aligner des résultats, une manière de retrouver de la voix dans un débat public dont il est marginalisé. Il évoque même au débotté ce qui s’est passé dans le train Nice/Lyon et se prend ainsi les pieds dans le tapis en instrumentalisant les problèmes de sécurité qu’il avait placés au cœur de sa campagne en 2002.

Quant à Villepin, véritable logorrhée verbale et mystificateur chevronné (mais, de ce point de vue, son mentor l’a bien initié), il poursuit par une pathétique fuite en avant la politique ultralibérale de son prédécesseur à Matignon ; il nous invite toutefois à ne pas céder aux sirènes « déclinologues » ! Et la France détient aujourd’hui un triste record, elle conjugue toutes les crises, économique, sociale, morale et politique et accumule des déficits abyssaux, ce dont Jacques Chirac s’est bien gardé d’évoquer à l’occasion de son « barnum » annuel.

Triste spectacle aussi que celui que nous offre le couple d’enfer Villepin/Sarkozy dont l’entremetteur Chirac, ne parvient pas à calmer les ardeurs. Rien d’étonnant à cela que nous soyons devenus la risée de l’Europe et du monde développé ! Car l’échec est patent …

Echec sur l’emploi

Un chômage annoncé à la baisse grâce à des trucages (peignage des fichiers ANPE), raisons artificielles et biaisées et qui frappe toujours 10% de la population active. Et pourtant le CNE devait être le nec plus ultra, or 25000 emplois ont été détruits en France et nous comptabilisons 250 000 Rmistes de plus. Quant aux contrats aidés, contrats d’avenir et contrats d’accompagnement à l’emploi, les résultats sont bien en deçà de ce qui avait été prévu (seulement 6000 Contrats d’Avenir signés alors que l’objectif était de 190000). Et l’emploi, ici en Corrèze est notre préoccupation première avec les difficultés que rencontrent de nombreuses entreprises : les Délices de Ninon, Polyrey, Lafon-Merceron, SFU ; partout nos élus, notre parti ont été sur le pont pour trouver des solutions.

Echec sur la solidarité et la protection sociale

Augmentation du forfait hospitalier, instauration d’un forfait de 18 €, diminution de la CMU, restriction de l’accès à l’aide médicale d’Etat (AME), assujettissement des plans d’épargne logement (PEL) aux prélèvements sociaux par anticipation.

Echec sur les politiques territoriales

Les collectivités locales sont aujourd’hui fragilisées, notamment par les transferts de charges (RMI, RMA, routes, TOS…) sans les ressources nécessaires pour faire face, par la remise en cause des contrats de plan. Aussi, nos régions de gauche et nos départements confrontés à une forte demande sociale, ont du augmenter la fiscalité pour remplir leurs missions. Et de nouvelles atteintes aux finances locales sont à l’œuvre avec le plafonnement de la TP à 3,5% de la valeur ajoutée, avec la mise en place du bouclier fiscal. L’impôt devient donc un ennemi dont il convient de protéger les plus riches. C’est dire que la conquête des régions et des départements en 2004, si elle a permis de créer un rapport de force, n’a pas donné les possibilités de conduire une politique « bis ». La droite, il faut le rappeler, contrôle de façon outrancière tout l’appareil de l’Etat, sans doute comme nous ne l’avons jamais connu. Raison supplémentaire pour concentrer les efforts sur les échéances de 2007.

Echec sur la sécurité et l’intégration

C’est l’instauration de l’Etat d’urgence suite à la grave crise des banlieues, et malgré cela on a constaté dans la nuit de la St Sylvestre une augmentation de 30% de véhicules brûlés par rapport aux années précédentes. Je ne reviens pas sur les propos populistes de Sarkozy, si ce n’est qu’ils ont attisé les haines et mis le feu aux poudres. Une fois encore, nous ne nous sommes pas attaqués aux racines du mal et nous payons le prix fort. Et le problème des banlieues a ceci de particulier qu’il met en présence des acteurs qui ont tous tort :

  les architectes, urbanistes d’avoir construit des lieux de vie monstrueux
  l’Etat d’avoir laissé se développer jusqu’à l’extrême la ségrégation urbaine
  et les jeunes des banlieues d’utiliser la violence

Aussi, j’ai lu dans certaines contributions en septembre dernier qu’il fallait « repenser » nos villes. Ayons l’audace de le faire lorsque nous serons revenus aux responsabilités ! Ayons aussi l’audace de revoir la place que notre société doit accorder aux communautés étrangères lesquelles ont été particulièrement maltraitées voire méprisées.

Echec sur les services publics

La droite a mené une politique hostile aux services publics, avec la privatisation progressive à des fins idéologiques et non en raison d’un projet industriel : c’est le cas avec l’ouverture du capital d’EDF et de GDF : on privatise les profits, on socialise les déficits !

Et nous avons soutenu activement, dans ce département, les salariés d’EDF quoiqu’en disent certains syndicats dont nous réfutons les attaques injustes.

Echec sur la politique éducative

Profitant de la crise des banlieues, Villepin annonce un plan de réorganisation des zones d’éducation prioritaire qui constitue le premier acte de leur remise en cause. Pire, la scolarité ramenée à 14 ans et pourquoi pas à 12 ans comme dans les années 30 et cela pour certaines « catégories d’élèves » !

A cela, il convient d’ajouter un encadrement des jeunes, rendu très insuffisant par la disparition des aides éducateurs qui ne sont pas compensés par la création de postes d’assistants d’éducation.

Echec sur la politique fiscale

C’est une politique de classe que mène Villepin qui obéit à des principes simples : baisser les impôts des riches, réduire les recettes et augmenter les dépenses. Tout en communiquant sans arrêt sur la soi-disant baisse des impôts justifiée par la nécessaire relance de la consommation.

Et comme nous puisons souvent nos idées dans les pratiques anglo-saxonnes voilà que le gouvernement va autoriser le prêt hypothécaire rechargeable… une façon comme une autre de placer les ménages français au même niveau que les britanniques, c’est-à-dire à un taux d’endettement parmi les plus élevés d’Europe.

Et enfin, échec sur le logement

Rappelons qu’en 2005 les loyers ont augmenté de 4% ! Alors que les allocations n’ont pas été revalorisées.

Et chiffre significatif sur 90 000 logements en 2005, seuls 38 000 auront un caractère social !

Il y a ces échecs et ils sont massifs, destructeurs pour notre pacte républicain, mais il y a aussi la méthode qu’utilise la droite et ici, en Corrèze nous sommes particulièrement bien servis.

Si vous n’êtes pas un serviteur zélé, vous êtes débarqué « manu militari », c’est le cas de nos préfets pour qui on aurait même un peu de compassion tellement ils sont chaloupés.

Quant au ballet quasi permanent des ministres, au mépris quelquefois des usages républicains, il est une célèbre fable de La Fontaine dont la droite départementale devrait s’inspirer. Mais nous nous garderons bien de leur donner un conseil !

Il est aussi un aspect que l’on ne peut passer sous silence, c’est la férocité des attaques que mène le Conseil Général contre la Région Limousin et son exécutif.

Rien ne recueille grâce à ses yeux, la Région, c’est bien connu, est la cause de tous nos maux et le « missi dominici » De Pablo se charge de cette salle besogne.

  On boycotte les réunions du schéma régional de développement économique (SRDE) pour lequel on réserve son avis.
  On croise le fer sur le développement du haut débit en Limousin, qui est un projet pourtant reconnu comme exemplaire par la Commission Européenne, au motif que la contribution financière corrézienne serait trop élevée. Mais que je sache, lorsqu’on en veut plus, on paye plus ! Et de surcroît, la délégation du service public a créé une saine émulation entre les différents opérateurs et notamment avec l’opérateur historique : France Telecom.

L’année 2006, je l’ai dit en introduction de mon propos, va être décisive. Elle sera consacrée à l’élaboration de notre projet et le temps nous est compté.

Il nous faudra relever les défis du XXIème siècle naissant, mobiliser le peuple de gauche et retrouver l’espoir si nous voulons savourer les victoires en 2007.

La commission fédérale en charge du projet va être réactivée dans les tous prochains jours. Nous devrons aussi nous imprégner du texte de la résolution finale du congrès du Mans et travailler sur les objectifs fixés à la commission nationale du projet mise en place au lendemain du conseil national du 26 novembre 2005. Nous organiserons nos débats au niveau fédéral qui se clôtureront par une convention fédérale du projet dans trois mois. Et nous prendrons toute notre place dans la préparation des Etats Généraux du projet dont François Hollande a confié à Henri Emmanuelli le soin de les préparer. Sachez aussi que certaines sections ont déjà effectué un travail important, interrompu pour les raisons que l’on connaît, et ceci va être repris et s’intègrera avec d’autres apports dans ce qui constituera la contribution des socialistes corréziens au projet.

C’est un moment important que nous allons vivre ; et nous n’échapperons pas aux questions cardinales qui ont été éludées jusqu’à présent :

  Quelles voies pour relancer l’Europe et contribuer à donner à nos démocraties des objectifs communs ?

  Quelles transformations apporter au modèle économique et social pour concilier efficacité, équité, compétitivité et solidarité dans l’univers de la mondialisation ?

  Quels leviers employer pour débloquer la société, l’ouvrir en direction des jeunes, des immigrés, des exclus ?

  Quels changements instaurer dans l’Etat pour lui permettre de jouer son rôle de protecteur des risques globaux de l’économie et de la société ouverte ?

Voilà le chantier qui s’ouvre devant nous. Si l’audace, l’imagination, le courage, la volonté se conjuguent pour le mener à son terme, alors notre horizon s’éclaircira et le candidat ou la candidate que nous aurons désigné(e) pourra sereinement porter notre projet. De ce point de vue les candidats talentueux ne manquent pas !

Mais, ne brûlons pas les étapes ! Chaque chose en son temps, et jouons groupés !

Un petit regret que je dois exprimer, c’est que nous n’ayons pas eu la même volonté que nos amis italiens. Hier, « la coalition de l’olivier », aujourd’hui la « Fabrika » constituent des expériences riches d’enseignements et mériteraient d’être transposées.

En avons-nous la volonté ?

Mais nos partenaires naturels en voudraient-ils ? Ou souhaitent-ils se cantonner dans les élections intermédiaires ce qui est sans doute plus confortable.

2005 s’est terminé sur l’unité des socialistes, grâce à cela un projet va pouvoir émerger en 2006, il restera ensuite à rassembler toutes les forces de gauche et ce ne sera pas la moindre des tâches à laquelle nous allons devoir nous atteler.

Et pour conclure, et avant de céder la parole à François Hollande, j’ai repris un extrait du discours qu’avait prononcé François Mitterrand au congrès de Nantes en 1977. Il faisait remarquer que « le socialisme c’est ce qui relie les socialistes : une communauté vivante d’idées et non une théorie tombée du ciel » et il ajoutait « ni un regroupement d’intérêts sur lequel quelques idées seraient la peinture ».

Ayons la volonté de faire bouillonner collectivement les idées pour redonner l’espoir qui manque tant aujourd’hui à notre pays.


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