mercredi 11 mai 2005
« Le non au référendum verrait disparaître la France, la verrait se dissoudre dans un super Etat euro- mondialiste qui détruit les identités, les souverainetés et la liberté des peuples." déclare Gollnisch le 1er mai. Avec lui, De Villiers et bien d’autres ultraconservateurs ont l’Europe en horreur et diabolisent le traité constitutionnel.sans oser dire que pour eux il est synonyme de règles et d’entraves au jeu du marché et d’ un modèle social qu’ils abhorrent !
Pour ces ultras, « la victoire du non serait un coup d’accélérateur pour la libéralisation de la France et de l’Europe- libéralisation économique et politique. Elle sonnerait la mort de la Constitution et donc de l’exception européenne ». C’est ce qu’écrit le 14 avril le commentateur du Times , Anatole Kaletzki, dans « pourquoi je dis oui à un non français ».
Tiens, tiens, on croyait que l’Europe était ultralibérale, que tout partisan du oui était un suppôt de Sellière, un ultra-libéral patenté, et que la gauche se réduisait dorénavant à dire non, toujours non … ! ! !
On peut néanmoins constater que de l’extrême droite à l’extrême gauche les arguments électoraux des anti-européens se télescopent, Alors, pour être facétieux, on pourrait imaginer autour d’un tapis vert les divers tenants du « non » à l’Europe pour rechercher une attitude commune au cas où leur choix prévaudrait. Nous n’aurions pas grand mérite à prévoir que le 29 mai au soir, on attendrait encore la fumée blanche ! Pas de porte-parole, ni de compte-rendu non plus ce soir là, silence radio !
L’hétérogénéité des tenants du « non »souligne leur incapacité à définir et à proposer aux Français une solution de rechange. Alors si nous, socialistes sommes des adversaires sans concession de la droite gouvernementale, nous pensons et disons que le oui est une garantie pour la France de poursuivre la construction européenne et pour la gauche de préparer l’alternance faite de l’incompatibilté française et de la compatibilité européenne.
Avec l’ambition de reprendre les rênes du pays en 2007 et avec la ferme intention , avec la gauche européenne, de profiter du nouveau traité institutionnel pour consolider l’Europe face aux hégémonies et de poursuivre le combat pour une Europe plus sociale encore.
Site réalisé avec SPIP 1.9.2 + ALTERNATIVES
Cette création est mise à disposition sous un
contrat Creative Commons.