L’examen du compte administratif 2007 lors du conseil municipal de fin mai a donné les premiers éléments de la situation réelle de la commune de Brive à l’issue de la gestion Murat.

“L’objectif est de présenter les chiffres de l’exercice 2007, avant que l’audit ne vienne nous éclairer davantage”. C’est ainsi que Frédéric Filippi, adjoint aux finances, introduisait sa présentation du compte administratif* 2007 lors du dernier conseil municipal. Ce document, qui est une véritable photographie de la gestion réelle de la commune de Brive, a confirmé les approximations gestionnaires de l’équipe précédente.
L’analyse du CA 2007 montre en particulier un taux de réalisation des investissements particulièrement faible : 46,27% ! Avec 13,1 M€ réalisés sur 28,3 M€ inscrits, les projets annoncés lors du Budget Primitif, à grands renforts de communication seront restés au stade… de l’effet d’annonce ! La comparaison avec les Villes équivalentes à Brive montre même que celles-ci ont investi 30 % de plus que la cité gaillarde en 2007 !

Conséquence de ce déficit d’investissement : les subventions qui suivent la réalisation des projets ont également diminué de moitié par rapport à ce qui était prévu au budget primitif 2007. Mais constat supplémentaire surprenant : dans le même temps, les communes comparables à Brive ont perçu plus de subventions pour la réalisation de chaque projet. Montages défaillants de dossiers de financement ? On ne peut l’exclure car l’écart est important : alors que ces communes investissent 30% de plus que Brive, elles perçoivent 78% de plus de subventions ! Elles peuvent ainsi emprunter moins ou moins avoir recours à l’impôt que Brive pour investir…

Nécessaires économies

Ce phénomène est d’autant plus dommageable que la pression fiscale reste importante à Brive : en particulier la taxe foncière, qui touche en particulier les ménages propriétaires de leur logement, est de 364 euros pour un Briviste, pour 244 euros en moyenne dans une ville semblable, soit 50% supérieur ! Cela ne laisse pratiquement aucune marge de manœuvre à l’équipe de Philippe Nauche pour dégager de nouvelles recettes fiscales en agissant sur les taux. D’autant que les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 3,46 %, plus vite que les recettes de fonctionnement (1,27 %) qui, en principe, doivent autant que possible les compenser. Un mauvais chiffre quand on sait que les dépenses de fonctionnement étaient déjà supérieures à Brive à celles des communes de dimension équivalente : 1 531 € par habitant à Brive pour 1 268 € ailleurs. La nouvelle municipalité le sait, elle devra faire des économies si elle veut continuer à investir.
Des gisements existent apparemment, surtout si on constate par exemple que la Ville a quasiment autant d’agents qu’avant la création de la CAB… qui aurait du diminuer le nombre d’agents à la Ville… Les dépenses de personnel représentent ainsi 58,3% du budget  de fonctionnement, quand la moyenne des villes semblables est de 50 % à 52 %… à services équivalents. Sans compter les dérapages constatés sur les énergies consommées ou l’eau…
Un des intérêts de l’audit en cours sera de créer les conditions de la mise en place d’un vrai contrôle de gestion à la Ville de Brive pour aller vers une réelle maîtrise des dépenses. On est loin du “gadget” déjà dénoncé par l’opposition municipale de Brive… C’est l’un des enjeux pour que Philippe Nauche et ses amis puissent mener à bien leurs projets d’investissement.

* : Bernard MURAT avait jusqu’au 30 juin 2008 pour rendre compte des dépenses réalisées par la Ville durant l’année 2007. Il a fait le choix de ne pas présenter ce compte administratif, si bien que c’est le nouvel exécutif conduit par Philippe NAUCHE, qui doit rendre compte de la gestion de son prédécesseur.

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