Réunion Malemort Rousset

« L’Aquitaine est la seule région de France où le nombre d’emplois industriels n’a pas diminué depuis dix ans, malgré la crise. Parce que la Région apporte un soutien systématique aux entreprises qui bougent et qui innovent, aux PME, aux TPE et aux artisans, parce que ce sont ces entreprises qui créent de l’emploi et non les grands groupes. (…) Cette nouvelle Région va profiter à la Corrèze, sur le plan de l’emploi notamment », a souligné Alain Rousset vendredi dernier à Malemort, où il a animé une réunion publique en vue des élections régionales des 6 et 13 décembre devant plus de 150 personnes.

« Notre modèle social ne dépend que de notre capacité à créer des entreprises et des emplois », a-t-il expliqué. « C’est l’activité économique qui permet de payer nos écoles, nos lycées, notre système de santé, nos services publics… »

En présence de Philippe Nauche, tête de liste pour la Corrèze, des candidats corréziens et du président de la Région Limousin, Gérard Vandenbroucke, le chef de file des socialistes et des radicaux de gauche pour la nouvelle Région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes a abordé quelques volets de son programme en répondant aux questions du public.

Evoquant les « 150.000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans diplôme », Alain Rousset a insisté sur sa volonté de « prévenir l’échec scolaire : nous allons essayer de diviser par deux le nombre de jeunes sans diplôme et qui seront donc au chômage à la sortie du lycée. Il n’y a pas de fatalité ! » Il a fait remarquer qu’un tel objectif avait été atteint au Québec grâce à un dispositif qui a déjà été mis en place en Aquitaine et qui consiste à constituer des équipes de professeurs chargées d’aider les élèves en difficulté.

« Je ne promets pas le bonheur, je ne sais pas faire de miracles, mais je sais qu’on peut progresser ! » a assuré Alain Rousset. Il a dénoncé au passage « les discours de dénigrement, les discours faits de mensonges » que tiennent les leaders de droite : « ça ne fait qu’aider le Front national ».

Interrogé sur ses propositions pour la culture, il a répondu : « Nous allons sanctuariser les crédits de la culture », même s' »il faudra des critères et une stratégie ».

Il a par ailleurs exposé sa conception de la gouvernance de la future Région : « Il y aura 15 vice-présidents », qui seront choisis en fonction de « trois critères : la compétence, l’expérience et la connaissance territoriale, la confiance ». Il a précisé qu’une « représentation équilibrée » des territoires de la grande Région devra être assurée.

En outre, il y aura une forme de « secrétaire d’Etat chargé de chaque territoire » de la nouvelle Région ; ces élus  » sans délégation particulière » serviront de « relais », de « liens humains et institutionnels », un peu comme les « référents » qui existent en Poitou-Charentes, a annoncé Alain Rousset.

Ainsi, « la Région va s’agrandir, mais le pouvoir sera plus proche », a-t-il dit. Des territoires seront « à dessiner » à l’intérieur de cette grande Région ; ils pourraient correspondre aux départements ou à des bassins de vie. « Nous allons conclure des contrats » avec eux et ce sera « à ces territoires de nous donner leurs priorités ».

En tout cas, « je ne veux pas, dans cette grande région, le début du commencement du moindre sectarisme politique, a-t-il souligné. Sinon, ça signifie qu’on a peur et qu’on n’est pas compétent ».

De son côté, Gérard Vandenbroucke, qui a rappelé le bilan de la Région Limousin, a fait observer: « Nous sommes une petite Région, nous avons de petits moyens. Demain, avec l’Aquitaine et Poitou-Charentes, nous aurons les moyens d’une grande Région ».

 

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